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Autres définitions du domaine de la semence

Semences paysannes ? Variétés-populations ? Hybrides F1 ?
Quelques définitions pour comprendre de quoi on parle,
Établir un vocabulaire commun pour que l'on puisse se comprendre …

Liste des mots définis ci-après :

Autogamie
Allogamie
Semences paysannes
Variété « lignée pure »
Variété « hybride »
Variété « hybride F1 »
Sélection massale
Sélection massale « conservatrice »
Sélection massale « amélioratrice »
Gestion « in situ »
Gestion « ex situ »
Droit de propriété intellectuelle
La notion de "biens communs"

Autogamie/Plante autogame :


Les plantes dites « autogames » se pollinisent elles mêmes (autofécondation), le pollen d'une plante féconde l'ovaire de la même plante. Cependant on devrait plutôt parler de plante à dominante autogame car il n'y a pratiquement aucune plante strictement autogame.

Allogamie/Plante allogame :


Les plantes allogames sont des plantes qui ne s'autofécondent pas, ou très peu. Le pistil de la fleur est accessible au pollen d'une autre fleur et peut donc être pollinisé par le vent (anémophilie) ou les insectes (entomophile). On parle de fécondation croisée. Dans ce cas, il peut y avoir croisement entre variété et les graines peuvent ne pas reproduire la variété dont elles sont issues : on parle alors d'hybridation.

Semences paysannes :


« Les semences (1) paysannes sont des semences issues d'une population ou d'un ensemble de populations dynamiques (2) reproductibles par le cultivateur, sélectionnées et multipliées avec des méthodes non transgressives de la cellule végétale et à la portée du cultivateur final, dans les champs, les jardins, les vergers conduits en agricultures paysanne, biologique ou biodynamique. Ces semences sont renouvelées par multiplications successives en pollinisation libre et/ou sélection massale, sans auto-fécondation forcée sur plusieurs générations. Elles sont librement échangeables dans le respect des droits d'usage définis par les collectifs qui les font vivre. » (Site RSP, consulté le 03/06/17)

Variété "Lignée pure" : 


Ensemble d'individus possédant tous un caractère commun fixé et pouvant le transmettre indéfiniment de génération en génération (ex : des individus d'une lignée pure de tomate à fruits ronds donneront en se reproduisant entre eux une descendance à fruits ronds). Pour arriver à une lignée pure, il faut effectuer une méthode particulière, la sélection généalogique9. Elle nécessite de réaliser des autofécondations ou des croisements consanguins répétés.

Variété "Hybride":


Est issue du croisement de deux individus de deux variétés différentes.
ATTENTION : L'hybridation est toutefois différente de la manipulation génétique dans la mesure ou elle peut être provoquée par l'homme mais aussi se produire naturellement par les insectes ou le vent.

Variété "Hybride F1":


On parle « d'hybride F1 » pour désigner la première génération d'un croisement. Généralement l'hybride F1 est le résultat du croisement de deux lignées parentales pures (consanguines), ce qui permet d'obtenir des variétés très homogènes (qui ont une faible diversité intra-variétale). Lors du croisement (des lignées pures), qui suit plusieurs générations de dépression consanguine, la plante se trouve soudain dans un tel état de diversité génétique (un génome appauvri x un génome appauvri) que sa capacité de croissance explose, c'est l'effet appelé « effet hétérosis ».
Les descendants des semences hybrides F1 sont fortement hétérogènes et ne présentent plus les caractéristiques recherchées.

Sélection massale :


L'agriculteur choisit dans son champ les graines qu'il veut utiliser comme semences l'année suivante selon les critères qu'il souhaite. Cela peut être simplement sur l'aspect visuel (sur le phénotype : couleur et formes des différents organes) mais aussi sur le goût des fruits, sur leur qualité nutritionnelle ou autre (ex : dans le cas du blé tendre, sélectionné pour une bonne panification). Cette technique maintien une diversité et un potentiel de variabilité important au sein d'une variété. Elle est particulièrement efficace pour sélectionner des caractères influencés par des facteurs environnementaux. Elle ne nécessite pas de gros moyens financiers. En fonction des objectifs de l'agriculteur, la sélection peut être « conservatrice », « amélioratrice ».

Sélection massale "conservatrice":


Elle vise à maintenir les caractères présents d'une variété : d'une génération à l'autre, les caractères spécifiques de la variété sont recherchés et renforcés.

Aussi appelée « maintenance », elle a pour but de maintenir une variété récente ou ancienne telle qu'elle a été décrite ou observée. La pureté variétale est donc indispensable afin de conserver ses caractères spécifiques. Cette sélection a pour but de conserver la population en éliminant les défauts les plus évidents et une partie de son hétérogénéité si elle est excessive (on supprime les individus « hors-type »). Aucun autre critère ne devra être pris en compte au risque de s'éloigner du type décrit.

Sélection massale "amélioratrice":


Elle vise à « améliorer » une variété existante.
Le producteur choisi les plantes qu'il souhaite conserver sur certains critères (productivité, couleur …) en fonction de ses envies, de ce fait d'un producteur à un autre, les critères de sélection varient et donc les variétés évolueront différemment avec eux, se différencieront jusqu'à créer de nouvelles variétés.

Gestion "in situ" :


Appelé aussi « conservation in situ », cela désigne la méthode de gestion des semences qui consiste à cultiver dans les champs chaque année les populations végétales qui existent et que l'on veut maintenir. A l'inverse de la gestion ex situ.

Gestion "ex situ" :


Appelé aussi « conservation ex situ », désigne la méthode de gestion des semences qui consiste à conserver les ressources phytogénétiques (semences) en dehors de leur milieu naturel, par exemple dans une banque de semences (réfrigérateur ou conditions de cultures artificielles). Cette gestion stoppe la dynamique de la biodiversité.

Droit de propriété intellectuelle :


L'UPOV (Union de Protection des Obtentions Végétales) et le COV (Certificats d'Obtention Végétale) sont reconnus et appliqués dans le monde. Un COV interdit à quiconque, la production et la commercialisation des semences d'une variété sans l'accord de son propriétaire à l'exception des établissements semenciers qui font de la sélection. Les variétés doivent répondre aux critères DHS (Distinction, Homogénéité, Stabilité) et la protège pendant 25 ans (ensuite elle tombe dans le domaine public).
Les brevets se sont développés avec les OGM et maintenant avec les NBT (New Breeding Techniques). Ils donnent un droit exclusif et total du détenteur du brevet en supprimant l'exception pour les établissements semenciers.


La notion de "biens communs" :


Basée sur les travaux d'Elinor OSTROM, c'est une approche différenciée de la propriété basée sur la gestion des espaces de pâturage en commun. Elle développe une approche différente du droit romain de la propriété et met en avant une gestion communautaire de ces droits. Depuis différents travaux universitaires ont développé la notion de biens communs, de « communs » et de gestion commune des biens. En informatique, le système « open source » est une application des communs (Linux). A opposer à Windows qui est l'équivalent du brevet ou de la propriété intellectuelle.

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